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Mobilités en Morbihan

Monsieur le Président, chèr·e·s collègues, 

Nous nous félicitons de voir la mise en œuvre d'un schéma directeur de mobilités. 

Nous l'avions appelé de nos vœux durant la campagne électorale au printemps dernier.

Sur ce point nous avons un retard à combler avec certains de nos voisins.

Nous saluons donc votre ambition. 

En matière d'infrastructure routière, la sécurité est évidemment un axe majeur de la politique de développement de nos infrastructures routières. 

La mobilité est dans les Plans Climat Air Énergie Territoriaux, PCAET, un poids fort de notre impact environnemental en matière de Gaz à Effet de Serre et de Consommation d’Énergie. 

Nous ne pouvons reproduire de manière systématique les doctrines du passé. 

Je sais, depuis notre prise de fonction, au contact des services départementaux, que ce ceux-ci ont pris le virage de prendre mieux en compte ces éléments. 

Mais nous devons être vigilants qu'à chaque nouveau projet pour répondre aux enjeux contemporains, nous n'encouragions pas le développement de l'usage de véhicules individuels aux delà de ce que notre territoire à l'habitat très dispersé peut accepter. 

Par ailleurs, nous avons entendu votre discours introductif ce matin et nous nous satisfaisons que les relations en termes de mobilités se déploient avec notre partenaire qu'est la Région Bretagne. 

Nous serons à vos côtés pour travailler avec la Région et les collègues Maires qui veulent avancer sur ces sujets. 

Une proposition pourrait être qu'à chaque euro dépensé sur un axe routier qui longe une voie ferrée nous soyons au moins aussi ambitieux sur les développements et aménagements ferroviaires. 

Pas seulement en termes de nombre de trains mais aussi en ré-ouvrant des haltes ferroviaires et voire même des gares. 

Notre situation écologique doit aussi nous faire prendre en compte les nouveaux enjeux et ne pas consommer de manière immodérée le foncier agricole. 

Ce sujet est prégnant aujourd'hui et la Zéro Artificialisation Nette introduit dans la loi Climat et Résilience. 

Il nous semble que nous devrions intégrer rapidement les discussions de la Conférence Territoriale de l'Action Publique. 

Les surfaces qui seront utilisées pour développer nos routes devraient a priori rentrer dans les surfaces que les EPCI et les communes devront absorber dans les objectifs de cette ZAN. 

Aussi il apparaît crucial que nous ayons nous même des indicateurs pour ne pas pénaliser nos partenaires territoriaux. 

En conclusion, la politique de mobilité que vous voulez mettre en œuvre nous paraît aller dans le bon sens.

Nous serons à vos côtés ou pour mieux dire derrière vous pour accélérer cette transformation nécessaire et maintenant demandée par nos concitoyens.

Boris LEMAIRE