R1 - Arrêté des comptes départementaux de 2025
Compte financier unique (CFU)
Mathieu Glaz
Finance et ressources humaines
27 mars 2026
Monsieur le Président, chers collègues,
Le présent rapport nous amène à examiner le résultat de vos décisions prises dans les derniers mois de 2024, dans un climat budgétaire très incertain et qui semble déjà lointain.
Au cours d’une année marquée par une faible inflation (0,9 %), les recettes réelles de fonctionnement ont augmenté de 6 %, dépassant les 823 millions d’euros. Elles ont été réalisées à 106 %, malgré un certain nombre de recettes atones (les fractions de TVA ou les diverses dotations de l’Etat) et quelques recettes en chute libre (comme la taxe d’aménagement, dont les difficultés de recouvrement ont déjà été évoquées ici).
Pour une bonne part, c’est bien la dynamique retrouvée des DMTO qui explique cette situation : les encaissements réalisés – 176,9 millions d’euros, 21 % des recettes – sont supérieurs de 16 millions d’euros à ce qui était inscrit au BP2025 ; supérieurs même de 10 millions d’euros à ce que vous laissiez présager il y a 4 mois, lors du DOB. C’est une bonne nouvelle. Non seulement le Département conserve des marges de manœuvre, mais celles-ci s’avèrent un peu plus grandes que prévu. Rétrospectivement, ça invalide un certain nombre de mesures d’économies drastiques décidées au BP2025, telle que la fin de l’adaptation des logements au maintien à domicile, la suppression des aides pour l’accueil de loisirs, qui a impacté des communes et des centres sociaux déjà mal en point.
Dans le même temps, les dépenses de fonctionnement progressaient quatre fois moins vite (+ 1,53 %) pour s’élever à 689 millions d’euros. Les dépenses sociales, au cœur des compétences de la collectivité, diminuent légèrement et pour une raison technique (transfert de la section dépendance des EHPAD) alors que les autres dépenses restent stables.
Le niveau des investissements directs et indirects reste important, sans nécessiter un recours trop élevé à l’emprunt (+ 15 millions d’euros). Cela met un terme à six exercices consécutifs sans recours à l’emprunt.
De ce point de vue, bien qu’elle augmente de 41 %, la dette reste maîtrisée. Elle s’élevait au 31 décembre à 135 euros par habitant, très en-deçà de la moyenne des autres départements de même strate, aussi bien gérés par la droite que par la gauche.
L’exercice se conclut par un excédent de 31 millions d’euros, loin, allez-vous nous dire, des niveaux de 2021 et 2022. Mais plus conforme en réalité aux excédents réalisés il y a une dizaine d’années, avant la crise Covid. Un excédent surtout bien plus important que ceux des autres Départements que vous aimez moquer régulièrement.
Nous continuons donc de dire que des marges existent pour renforcer les politiques de solidarités du Département, qu’elles soient tournées vers les personnes les plus fragiles ou vers les communes les moins riches.
Comme pour le PST, comptez-vous revenir en arrière sur certaines coupes réalisées l’an passé ?
Constatant l’exactitude des comptes présentés, nous voterons en faveur de ce rapport.
Je vous remercie.


